Alors que s’est clôturée la campagne mondiale des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, ce 10 Décembre 2025, la société civile congolaise a, une nouvelle fois fait entendre sa voix. Cinquante-six réseaux et organisations engagés pour les droits des femmes et des filles ont lancé un appel fort : l’adoption urgente de la loi sur les violences domestiques, encore en examen en commission mixte au Sénat.

Cette mobilisation intervient dans un contexte alarmant. Aux violences physiques, psychologiques et économiques déjà largement dénoncées, s’ajoute désormais une menace grandissante : les violences numériques. Cyberharcèlement, diffusion non consentie d’images intimes, chantage, menaces en ligne ou surveillance abusive… Autant de formes modernes d’agression qui, bien qu’invisibles, laissent des cicatrices profondes. Elles brisent des familles, isolent des femmes, détruisent des carrières et freinent durablement la participation des jeunes filles à la vie citoyenne, à l’innovation et au développement du pays.
Pour les organisations signataires, l’adoption de cette loi est un impératif de protection, mais également une opportunité stratégique pour la RDC. Elle permettrait au pays de renforcer sa conformité aux instruments juridiques internationaux et régionaux, tout en envoyant un signal clair de progrès et de stabilité.
« Une société plus sûre pour les femmes, c’est une société plus productive et plus équitable », rappellent-elles.
Elles saluent également la volonté politique affichée par le Chef de l’État, reconnu comme champion de la masculinité positive, ainsi que la création du Réseau des hommes parlementaires engagés pour des réformes inclusives.

Deux signaux jugés encourageants et susceptibles d’accélérer l’adoption du texte lors de sa prochaine étape au Sénat.
Au-delà des structures signataires, ce sont en réalité des centaines de réseaux et d’organisations de la société civile qui portent aujourd’hui ce combat. Leur message est clair: l’élimination des violences domestiques et numériques est essentielle pour bâtir une RDC plus juste, plus sûre et plus prospère.
Elles appellent le Parlement à saisir ce moment historique. Afin, que des millions de femmes, d’enfants et de familles puissent bénéficier d’un cadre légal protecteur à la hauteur des réalités qu’ils vivent au quotidien.
Une loi pour protéger, Une loi pour prévenir, Une loi pour avancer.
Pour plus de détails, retrouvez ci-dessous le communiqué officiel publié par les 56 réseaux et organisations de la société civile à l’occasion de la clôture de la campagne des 16 jours d’activisme.

MMK
