Violences faites aux femmes : Zoom sur la « Violence économique »

Depuis plusieurs années, la lutte contre les violences faites aux femmes est devenue un combat mené par plusieurs à travers le monde. Ces violences faites aux femmes sont de plus en plus dénoncées sur les médias, dans des forums et autres plates formes publiques. La plus connue d’entre elles semble être la violence sexuelle, car commise contre les femmes de différents horizons, différentes classes sociales, différentes races, avec des conséquences psychologiques et physiques dramatiques pour les victimes.

Il existe également une autre forme de violence commise contre les femmes, ayant des conséquences aussi graves mais qui semble peu connue du grand public : la violence économique.
Qu’en est-il ?

La violence économique est comprise comme un ensemble d’actions de contrôles sur l’autonomie financière des femmes. Le chantage sur les finances, le harcèlement sur le contrôle des achats, la confiscation des salaires ou des biens, voire l’interdiction de travailler à une femme, constituent les formes des violence économiques.

Ce contrôle économique passe par la mainmise administrative de l’un des conjoints : la gestion exclusive par l’homme du compte joint par exemple ; le contrôle total des ressources du couple et de leur utilisation; la privation de ressources, plaçant ainsi la femme dans une situation de demande même pour les achats quotidiens de la famille; la mise en danger du patrimoine familial et personnel de la femme (signature d’hypothèques, de crédits à la consommation); dans le cas de séparation ou de divorce, le refus de versement de la pension alimentaire, la dissimulation du patrimoine du conjoint.

Plusieurs femmes dans leurs foyers sont victimes de cette violence économique mais ne la dénoncent pas à cause des représailles des conjoints, mais aussi dans certains cas elles sont butées à une réglementation qui n’est pas claire en cette matière alors que la violence économique est présente dans la majorité des cas de violences conjugales. D’où, la révision de la loi sur les violences sexuelles doit être abordée, afin que les autres types des violences soient intégrées à l’intérieur de ladite loi pour assurer la sécurité des victimes qui subissent tous les jours les effets de cette forme de violence.

Olivier Mukengeshay

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