La République démocratique du Congo, victime d’une agression sauvage perpétrée par son voisin rwandais depuis plus de trois décennies, engrange une autre victoire diplomatique sur son voisin belliqueux, le Rwanda.

Le samedi 7 juin 2025, le Ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé l’opinion du retrait de son pays de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale, dénonçant la méprise flagrante de son « droit à la présidence tournante », un droit qui a été ostensiblement négligé par les États membres de cette institution lors du dernier sommet de cette organisation en Guinée Équatoriale, au début du mois de juin en cours.
Ainsi, la RDC peut interpréter ce retrait rwandais de la CEEAC comme une victoire diplomatique partielle, grâce une fois de plus à l’action de Thérèse KAYIKWAMBA WAGNER, ministre congolaise des Affaires Étrangères.

Ce retrait résulte de pressions tant régionales que internationales, en particulier de la CEEAC elle-même, qui a reconnu le soutien du Rwanda au mouvement M23 et exige le retrait immédiat des forces rwandaises du sol congolais.
Néanmoins, il serait prématuré de qualifier cet événement de“victoire totale”. Le Rwanda conserve une influence significative au sein d’autres organisations régionales, telles que la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), et demeure soutenu sur la scène internationale, bien que certains pays, tels que l’Allemagne, aient suspendu leur aide en raison de son implication avec le M23.

Dans un communiqué émis le lundi 8 juin 2025 par le Ministère des Affaires Étrangères, Thérèse KAYIKWAMBA a exprimé sa préoccupation face à la tendance observée chez certains pays, comme le Rwanda, à se retirer d’organisations ou à entraver des processus lorsqu’ils sont appelés à rendre des comptes. Elle souligne que cette attitude a été tolérée durant trop longtemps, entraînant la signature d’accords souvent dépourvus de suivi rigoureux et de sérieux, rendant ainsi ces derniers inefficaces. Kinshasa, pour sa part, réaffirme son engagement dans les processus de paix en cours sous l’égide de l’Union africaine, du Qatar et des États-Unis d’Amérique.

En conclusion, bien que la RDC ait réalisé des avancées sur le plan diplomatique, la situation demeure délicate et appelle à une vigilance constante pour convertir ces succès en progrès concrets sur le terrain.
Aggée CHUGA
