À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 1er septembre en République démocratique du Congo, le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) a appelé à son boycott. Il exige des réponses concrètes du gouvernement aux revendications des enseignants.

« Après examen de toutes les revendications que nous avons soumises au gouvernement, nous avons constaté avec beaucoup de regret qu’il n’y a pas eu de réponses concrètes à nos préoccupations », a déclaré la Secrétaire générale du SYECO, Cécile TSHIYOMBO, à l’issue de l’assemblée générale de cette structure syndicale.
Elle affirme avoir sollicité une audience auprès du ministère de l’Education nationale le 20 août, sans obtenir de suite.
Parmi les principales revendications figurent la revalorisation du salaire mensuel des enseignants à 500 dollars américains ainsi que la mécanisation et le paiement des enseignants dits « non payés » (NP) et « nouvelles unités » (NU).
Le SYECO réclame également la mise en place d’un mécanisme transparent de prise en charge de la retraite des enseignants à travers la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’Etat (CNSSAP).

Le syndicat exige aussi une amélioration des conditions de travail et de rémunération des inspecteurs de l’Education ainsi qu’une réforme du système de paie.
Pour cette organisation, celle-ci doit inclure la réduction des frais bancaires et la création d’une banque dédiée au paiement des enseignants.
Sur le plan sanitaire, le syndicat réaffirme son attachement à la Mutuelle de santé des enseignants (MESP) et rejette son remplacement par le Fonds solidaire de santé sans concertation.
Cet appel du Syrco au boycott de la rentrée scolaire 2026-2027, intervient alors que le président Félix TSHISEKEDI avait demandé au gouvernement de veiller à une rentrée scolaire « apaisée, effective et inclusive ». L’issue des discussions entre les autorités et les représentants des enseignants reste donc déterminante pour éviter une perturbation majeure de la rentrée scolaire.
Aggée CHUGA
