Kinshasa : Les kermesses pendant les grandes vacances, un commerce juteux pour les femmes

Kinshasa : Les kermesses pendant les grandes vacances, un commerce juteux pour les femmes

Les grandes vacances ne passent plus dans la ville Kinshasa sans les événements de détentes notamment les kermesses dans plusieurs communes de la place.

Ce business attire chaque année des commerçants mais surtout des commerçantes et semble générer de très bons revenus à ceux-ci.

Kinshasa annonce déjà les couleurs de ces kermesses. C’est pour le 5 juillet 2019 que certaines kermesses de la Capitale vont ouvrir leurs portes à la population kinoise. La kermesse baobab situé sur l’avenue Wagenia dans la commune de la Gombe accueille déjà les premiers preneurs des quelques 80 stands prévu cette année.

Selon le constat de nos reporters, ce sont plus les femmes qui s’intéressent à ce business. Elles sont jeunes, matures , entrepreneures actives ou occasionnelles qui viennent déjà faire des réservations des stands afin  d’avoir les meilleurs en termes de positionnement du podium ou de l’angle que les clients préfèrent .

Mamie Tshibola, une fonctionnaire de l’État qui ne rate plus cette occasion. Elle dit chercher à fructifier son argent pendant ces deux mois des grandes vacances. « Je suis une fonctionnaire mais cela ne m’empêche pas d’avoir un stand à la kermesse, question de gagner un peu plus d’argent pour mieux prendre soin de ma famille » déclare t-elle.

Andréa Mpita, chômeur de son état a aussi fait des économies d’argent avec son amie depuis le début de l’année pour avoir un stand. «  on s’est investi à fond pour pouvoir louer ce stand, avec ce business on va se faire un peu d’argent surtout lorsqu’il y aura des concerts, c’est encore plus rentable » a révélé Andréa Mpita.

Depuis l’avènement  des kermesse dans la ville de Kinshasa, la demande des stands ne cesse d’augmenter par des commerçants qui sont en majorité les femmes témoigne Taty Mboko, responsable de cette kermesse de la Gombe.

« C’est en 2011 que nous avons commencé avec 20 stands à peine mais depuis 2017 la demande a augmenter nous en avons créé 80 et pour cette année nous en aurons encore plus », a-t-elle souligné.

« La prolifération des kermesses à Kinshasa est due au manque et fermeture des lieux de divertissement ou touristiques tel que la FIKIN des époques 1990.
Et dans une ville où la bière et la musique restent les principaux divertissements, les kermesses répondent aux besoins, et cela, au grand bonheur de ces femmes qui en vendent et font des bonnes affaires
», renchérit Taty Mboko.

Bénédicte Kamoni

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