Face à l’ampleur croissante de la pollution plastique, les environnementalistes congolais tirent la sonnette d’alarme à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée ce 5 juin 2025. Cette menace silencieuse, qui étouffe nos écosystèmes, mobilise aujourd’hui une génération engagée, notamment les jeunes et les femmes, déterminés à agir pour un avenir durable.

À l’occasion de la Journée Mondiale de l’environnement, leurs voix s’élèvent pour appeler à des actions concrètes et urgentes :
« La date du 5 juin est une occasion pour nous, jeunes engagés pour la préservation de l’environnement en République démocratique du Congo, d’élever nos voix à celles du monde entier pour dire STOP à la pollution plastique. La RDC, notre pays aux innombrables richesses naturelles, fait face à une pression environnementale alarmante. Forêts dégradées, rivières asphyxiées par les déchets, biodiversité menacée… Et au cœur de cette crise : le plastique, omniprésent, persistant, et destructeur. Nous ne pouvons plus détourner les yeux. Chaque sachet plastique abandonné est une menace pour notre santé, notre agriculture, nos cours d’eau. Chaque bouteille jetée dans la rue est un pas de plus vers l’étouffement de nos écosystèmes.
C’est pourquoi nous appelons: les autorités à renforcer les lois interdisant les plastiques à usage unique et à garantir leur application ; les entreprises à adopter des alternatives durables et locales ; les citoyens, en particulier les jeunes, à changer leurs habitudes de consommation. Nous croyons que le changement est possible, et que la jeunesse congolaise est un moteur essentiel de ce changement. Nous appelons à l’action, à la mobilisation, à l’innovation. Ensemble, nous pouvons bâtir une RDC verte, résiliente et libérée du fléau plastique », a fait savoir Simeon BAFIKE, point focal de la Coalition des Femmes Leaders pour l’Environnement et le Développement Durable, CFLEDD en sigle.

« L’environnement, un héritage à léguer à la génération future. Le préserver, c’est faire preuve de responsabilité et d’amour envers ceux qui viendront après », nous a dit Jeanette BOSINGIZE, une militante active contre la pollution plastique et coordinatrice de l’ONG Logos :
« Je lutte contre la pollution plastique pour léguer un héritage écologique à la génération future », a-t-elle dit.

Soulignons que préserver l’environnement, c’est investir dans l’avenir de l’humanité. En posant dès aujourd’hui des actions responsables, nous garantissons aux générations futures un monde plus sûr et équilibré. Ensemble, faisons de cet héritage une promesse tenue.
Aggée CHUGA
