En marge de la J.N. des enseignants: Gyllene Ngoy a ngoy  appelle les femmes à être impertubables face aux harcèlements sexuels

C’est ce samedi 30 Avril, Journée fusionnée, le 30 Avril et le 1 er Mai, journée de l’enseignement et du travail, que les Enseignants de la RDC ont célébré leur journée , sous le thème, «  La gratuité de l’enseignement primaire, garantie de l’éducation pour tous ».

Beaucoup d’enseignants rencontrés sont éperdument étonnés que leur journée soit fusionnée. Pour eux, c’est une façon claire de ne pas donner de la valeur à leur métier qui du reste, est noble et passionnant, quelques soient les conditions difficiles.

C’est dans cette ambiance de la Journée du 30 avril , que notre rédaction a rencontré Gyllene Ngoy a Ngoy, Licenciée en Biologie médicale, actuellement Assistante a l’ISTM de Kinshasa, au Département Chimie-Biologie.

Pour elle, dès l’école primaire, les parents devaient aider les enfants dans le choix des filières, pour avoir des cadres compétents demain : « L’enseignement est un métier noble parce qu’on forme les cadres du pays. Si aujourd’hui, la jeunesse ne reçoit pas une bonne formation, un enseignement de qualité, dans dix ans nous aurons des sérieux problèmes de compétences ». Et d’enchaîner , «  C’est à partir de l’école primaire et secondaire que les enfants doivent acquérir le goût des études et faire certaines projections, dans le choix de filières. Car, une éducation de qualité équivaut à une motivation de qualité ».

Malheureusement, remarque l’Assistante de l’ISTM Kinshasa, «  les conditions socio-économiques ne sont pas honorables pour les enseignants en RDC. Et pourtant il est le fonctionnaire le mieux payé ailleurs, là où on parle de la transformation du savoir et non de la distribution des diplômes ».

C’est ainsi Gyllene Ngoy a Ngoy  relève les difficultés et les faiblesses de notre système éducatif : la corruption, les antivaleurs, le manque de considération pour l’enseignant, le maigre et dérisoire  salaire , le clientélisme, le favoritisme,….  « Quand il y a des antivaleurs dans un système éducatif, cela suppose qu’il y aura des incompétents au service de l’État ; et pire encore si ces incompétents occupent de hautes fonctions de responsabilité. Tout sera en moule» déplore-t-elle.

A l’occasion de la journée nationale de l’enseignement en RDC, Gyllene Ngoy a Ngoy lance un message pathétique à toutes les femmes enseignantes et fonctionnaires, leur demandant de rester imperturbables devant toutes les tentatives d’harcèlement sexuel, pour obtenir de grands postes et de grandes nominations : « Mieux vaut garder sa dignité, être moins gradée, que de vendre son corps pour obtenir des promotions, ou occuper des grandes fonctions. Les femmes doivent mettre en valeur leurs corps et travailler sur leurs compétences, que de se chosifier… ».

Rappelons que l’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Kinshasa, ISTM, encadre plus de filles que de garçons, nous a précisé  Gyllene Ngoy.

Créé depuis 1973, l’ISTM de Kinshasa organise plusieurs filières, telles que les sciences infirmières, la sage femme, les sciences des aliments- nutrition- diététique et les sciences pharmaceutiques.

Jean Pierre Katenda

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Une réponse

  1. Exactement, je soutiens cette hypothèse, car les femmes doivent faire preuve de la lutte de droit de la femme dans société, elles doivent travailler durement, pas se laisser faire devant qui que ce se soit et devant quoi que ce soit.

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