Les confessions religieuses de la République démocratique du Congo ont lancé un appel solennel au Président Félix-Antoine TSHISEKEDI le lundi 25 Août 2025 pour l’organisation d’un dialogue national inclusif, visant à sortir définitivement du cycle des conflits armés. Derrière cette initiative ambitieuse, structurée autour d’une feuille de route en quatre étapes, une question s’impose : quelle place pour les femmes dans ce processus de paix ?
Souvent marginalisées dans les grands forums de décision, les femmes congolaises revendiquent aujourd’hui un rôle actif et stratégique dans la construction d’une paix durable. Actrices communautaires, leaders religieux, femmes politiques et de la société civile, elles sont nombreuses à porter un plaidoyer fort : “Pas de paix sans nous.”

« Les conflits affectent directement les femmes, mais elles sont aussi les premières à reconstruire le tissu social après les violences. Leur présence dans ce dialogue est donc essentielle, non symbolique », a affirmé, sous anonymat, une activiste, qui milite pour une vraie parité en RDC.
Signalons par ailleurs que dans leur communiqué, les confessions religieuses ont exhorté le Chef de l’État Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO, en sa qualité de garant de la Nation (article 69 de la Constitution), à poser rapidement les actes officiels pour lancer ce processus, tout en mentionnant que ces assises concernent les fils et filles de la RDC :

« Nous avons ressenti l’ultime nécessité de réunir les fils et les filles du pays dans un dialogue national et inclusif, afin de trouver des solutions holistiques et pérennes aux causes profondes des conflits armés », ont-elles déclaré.
Notons que cette initiative s’inscrit dans le prolongement du Pacte Social pour la paix et le bien-vivre ensemble, porté par la CENCO et l’ECC. Le projet a été enrichi avec les apports de la Plateforme des confessions religieuses au Congo et la Coalition interconfessionnelle pour la Nation (CIN).
Alors que le Chef de l’État est invité à poser les actes officiels de lancement, les voix féminines appellent à un dialogue qui ne parle pas “des femmes”, mais qui parle “avec les femmes”.
Christian MUKAYA
