La place des Évolués, en plein cœur de Kinshasa, dans la commune de la Gombe, a vibré au rythme d’une initiative citoyenne peu commune. Balais, pelles et gants à la main, plusieurs journalistes femmes et hommes confondus se sont mobilisés pour une vaste opération de nettoyage. Une action symbolique portée par la journaliste Rachel KITSITA, avec le soutien du directeur général de Télé 50, Jean-Marie KASSAMBA, et l’appui du gouverneur de la ville, Daniel BUMBA.

Baptisée « Salongo de la presse », cette initiative vise à encourager la participation citoyenne à l’assainissement urbain et à rappeler que les professionnels des médias ne sont pas seulement des observateurs ou des critiques, mais aussi des acteurs du changement.

« Kinshasa, c’est chez nous et nous voulons qu’elle rayonne. Nous voulons que ce que fait l’Hôtel de Ville ait un écho, un accompagnement de la part des journalistes. Notre rôle, c’est aussi d’éduquer et de sensibiliser par l’exemple », a déclaré Jean-Marie KASSAMBA.
Au-delà du simple geste écologique, ce mouvement incarne une nouvelle dynamique de responsabilité collective. Les femmes journalistes, nombreuses sur le terrain, ont démontré leur leadership et leur engagement pour une capitale plus propre et plus belle. Leur présence active aux côtés de leurs collègues masculins envoie un message fort : « l’assainissement de Kinshasa est une affaire de tous ».

Mais l’opération ne s’arrête pas là. Les initiateurs du « Salongo de la presse » ont annoncé leur intention de poursuivre cette campagne toutes les deux semaines, en se déplaçant dans d’autres communes de la capitale. Après la Gombe, cap sur Lingwala, Kalamu, Bandalungwa, Kisenso, Limete, Maluku, Makala, Barumbu et bien d’autres.

Avec plus de 4 000 journalistes à Kinshasa et en province, les professionnels des médias espèrent inspirer un véritable mouvement d’adhésion populaire et encourager les citoyens à s’impliquer davantage dans la salubrité publique. Car au-delà des micros et des caméras, ils rappellent que construire une ville propre et rayonnante, c’est l’affaire de tous.
Germaine BAKAMBANA
