La 63ème Commission de la Condition de la femme est axée sur la protection sociale et les infrastructures durables

La 63ème Commission de la Condition de la femme est axée sur la protection sociale et les infrastructures durables

Ces assises débutées le lundi 11 Mars à News York aux États Unis réunissent les femmes venues de tous les continents.

La Présidente de la 63ème session de la Commission de la condition de la femme, Géraldine Byrne Nason a rappelé l’historique de cette commission dont les
discussions actuelles dureront jusqu’au 22 mars prochain.

« Nous nous sommes mis d’accord que les femmes ont les mêmes droits que les hommes, mais près de 25 ans plus tard, les avancées sont moins significatives.
Aujourd’hui, les femmes représentent moins de 7% des chefs d’État et un quart des parlementaires» a-t-elle souligné.
Seulement 46 pays, sur 193 États Membres, ont nommé une femme comme représentant permanent auprès des Nations Unies. Les filles, elles, sont encore trop nombreuses 130 millions à ne pas être scolarisées. Et pour ce qui est de la parité entre les sexes en termes de rémunération et d’emploi, on estime qu’il faudra 217 ans pour y parvenir.

Présent à cette 63ème session, le Secrétaire général de l’Onu a relevé une augmentation du nombre de meurtres de femmes dans certains pays, tandis que d’autres connaissent un recul de la protection juridique contre la violence domestique ou les mutilations génitales féminines.
Antonio Guterrez a rappelé son insistance à l’ONU pour que la parité hommes-femmes soit réalisée au sein du Conseil de direction, qui comprend à présent plus de femmes que d’hommes. «l’ONU atteindrait la parité dans tous les échelons supérieurs d’ici à 2021, et dans tous les domaines d’ici à 2028 », a-t-il précisé.

La Directrice exécutive de l’ONUFEMMES Phumzile Mlambo-Ngcuka, a pour sa part déploré que chaque jour, 830 femmes meurent de complications de grossesse ou d’accouchement et que la fracture numérique entre les genres persiste, voire augmente. Soulignant les progrès « inégaux, insuffisants et susceptibles de reculer », elle a jugé cette tendance inquiétante dans le contexte de la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

La Commission de la condition de la femme est une « pièce maîtresse » du système de l’ECOSOC.
Le Conseil de sécurité a un rôle capital à jouer pour assurer la mise en œuvre complète de l’agenda « femmes, paix et sécurité », a fait observer Marlène Schiappa, Secrétaire d’État de la France chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, qui intervenait en sa qualité de Présidente du Conseil de sécurité.

Lors de la première journée, quatre tables rondes de haut niveau ont été tenues en parallèle du débat général.

Les participants ont examiné les bonnes pratiques adoptées par chaque État Membre pour valoriser les soins et travaux domestiques non rémunérés, ainsi que celles qui promeuvent la représentation des femmes dans divers secteurs et à tous les niveaux.

La Rédaction