Cinéma: 50 ans après aucune réalisatrice nominée au FESPACO

Cinéma: 50 ans après aucune réalisatrice nominée au FESPACO

La 26ème édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui marque le 50ème anniversaire de ce festival s’est clôture ce samedi 2 Mars à Ouagadougou autour du thème ” Mémoire et avenir des cinémas africians”.

Mais pas une seule femme lauréate de triomphe Étalon d’Or de Yenenga s’insurgent les professionnelles africaines de l’audiovisuel contre une pratique qu’elles qualifient de discrimination.

Même opinion que partage Alimata Salemembere, pionnière de la télévision Burkinabè qui fut la présidente du comité d’organisation du tour premier FESPACO en 1969. « Il y a pas d’explication, sauf qu’il y’a des gens qui s’autorisent à discriminés les femmes parce qu’ils pensent que leurs rôles est de rester à la maison » a-t-elle martelé dans une interview accordé à la presse, au moment où la polémique enfle au cinquantenaire du FESPACO.
Seulement quatre films sur les 20 longs métrages en compétition sont réalisés par des femmes dans cette 26ème édition de ce Festival.

Une situation qui intrigue également l’actrice Sud-Africaine Xoxile Tshabalala. « Je me suis promenée sur l’avenue où sont érigés les statuts des lauréats du FESPACO, malheureusement, il n’y a que des hommes. Pendant ces 50 ans, il n’y a pas une seule femme qui puisse raconter une belle histoire pour gagner le FESPACO ? précise-t-elle.
Pour le réalisateur Burkinabé Isaka Sawadogo, c’est un problème d’éducation. Il estime que pour s’engager dans ce métier il faut être une locomotive, savoir s’imposer. C’est l’éducation traditionnelle reçu ne prédispose pas les femmes à ce genre de rôle mais plutôt à s’occuper du foyer et d’élever des enfants » note-il.

Selon les médias Burkinabé, certains observateurs que les femmes sont victimes de préjugés liées à la religion. C’est le cas du mannequin où actrice de série Burkinabè Mourinatou Gouem. « Ma famille est musulmane très pratiquante c’est mal vu d’être mannequin ou actrice. J’ai su imposer mon choix en gagnant ma vie en devenant indépendante .un garçon n’aurait pas eu cette difficulté », souligne l’actrice.

Nous devons investir dans l’éducation et la formation pour permettre de progresser vers l’équité de plus en plus renchérit Alimata Salembere.

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