6 Fevrier : Les Mutilations Génitales Féminines, une autre forme de violences faites à la femme

Le monde entier célèbre ce 6 Février, la journée internationale de la tolérance Zéro de mutilations génitales féminines.

Chaque année, près de 4 millions de filles dans le monde, pour la plupart âgées de moins de 15 ans, risquent d’être victimes d’une mutilation génitale féminine.

Bien que des progrès considérables aient été réalisés pour mettre fin à cette pratique néfaste, beaucoup reste à faire.

Cette date du 6 Février a pour but de sensibiliser les communautés sur le danger que représente cette pratique pour les droits des filles. 

Selon Onufemmes, les mutilations génitales féminines sont des interventions visant à modifier ou à endommager les parties génitales d’une femme ou d’une fille, sans raison médicale. Il s’agit le plus souvent d’une ablation totale ou partielle des organes génitaux externes. 

Comprendre le sujet

Les mutilations génitales féminines constituent une norme sociale profondément ancrée qui trouve son origine dans l’inégalité de genre et qui incite la société à accepter les violences envers les filles et les femmes.

Les motifs de cette pratique sont multiples. Dans certains cas, il s’agit d’un rite de passage vers la féminité, dans d’autres, d’une tentative pour réprimer la sexualité féminine. De nombreux pays pratiquent les mutilations génitales féminines parce qu’elles sont convaincues que celles-ci permettront aux filles de faire un bon mariage ou de préserver l’honneur de la famille. Certaines l’associent à des croyances religieuses, même si aucun texte sacré ne prône une telle pratique.

Mettre fin aux mutilations génitales féminines d’ici à 2030

Elles sont considérées au niveau international comme étant une violation des droits humains des femmes et des filles, notamment de leurs droits à la santé, à la sécurité et à l’intégrité physique, ainsi que de leur droit à la vie lorsque ces pratiques ont des conséquences mortelles.

Bien que principalement concentrée dans 30 pays d’Afrique et du Moyen-Orient, la pratique des mutilations génitales féminines (MGF) est un problème universel. Elle persiste également dans certains pays d’Asie et d’Amérique latine, ainsi que parmi les populations immigrées vivant en Europe occidentale, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Dave NGONDE

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