50 femmes qui inspirent :Léonie Kandolo une compatriote engagé pour le respect des droits de l’homme

50 femmes qui inspirent :Léonie Kandolo une compatriote engagé pour le respect des droits de l’homme

D’aucuns diront, une Femme de caractère au parcours atypique…
En effet, Léonie Kandolo est diplômée en gestion de l’Institut des Hautes Etudes Economiques et Sociales de Bruxelles. Elle a commencé sa carrière professionnelle à la SOZACOM, avant de devenir Chef d’entreprise de l’Imprimerie Papeterie Zaïroise « IMPAZA » à Lubumbashi, devenue « IMPACO » avec l’avènement de Laurent Désiré Kabila au pouvoir en 1997.

En sa qualité de chef d’entreprise, Léonie fut membre à part entière et Vice-Présidente de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC). A ce titre, elle avait focalisé son énergie en demandant « Plus de justice sur les droits de douane à l’importation».

En 2000, éprise de justice et marquée par les statistiques alarmantes sur la séroprévalence du VIH en RDC, Léonie Kandolo décida de tronquer sa casquette de chef d’entreprise à celle d’une activiste de la société civile.
Un changement de cap qui aura des lourdes conséquences sur la vie de cette dame engagée. Ainsi, elle parviendra à créer, avec l’aide de quelques hommes et femmes de bonne volonté, une ONG dénommée « Protection Enfant SIDA », PES en sigle, avec laquelle elle travaillera dans les écoles, au Katanga, et mobilisera ainsi les ONGS locales du pays dans le renforcement de la thématique : VIH et Droit de l’homme.

Un effort conjoint qui sera à la base de la loi « portant protection des PVV et PAV » et obtiendra, par la même occasion, un prix au niveau de la SADC pour renforcer cette thématique au niveau national.

Dans la même veine Léonie Kandolo participera, en 2005, à la création du Cadre de Concertation de la Femme Congolaise, « CAFCO » en sigle, où elle jouit du statut de « membre fondatrice ».

Une manière pour elle d’intégrer l’aspect « Genre » dans sa lutte pour la promotion de la thématique « VHI et Droit de l’homme ».
Constante dans ses prises de position, la réputation de Léonie Kandolo franchira les frontières de la RDC et elle devint membre de « Women International League for Peace and Freedom » WILPF-RDC en sigle. Une organisation féminine internationale, qui a déjà totalisé 100 ans d’existence. Son siège consultatif est aux Nations Unies.

Le leadership de Léonie Kandolo et son engagement lui ont permis d’entrer dans le cercle fermé des femmes Congolaises bénéficiaires de la bourse du programme « International Visitor Leadership Program», octroyée par le Département d’Etat Américain aux leaders ou futur leaders des pays tiers, afin de visiter le sol Américain et d’échanger avec leurs pairs Américains(es).

Infatigable, Léonie KANDOLO n’avait pas résisté à l’appel de la coalition Publish What You Pay/RDC, où elle est membre du comité national, avec le statut d’Experte en Genre, qui travaille à la mise en œuvre de l’ITIE.

Parlant de son engagement civique, les personnes avertit savent que les élections en RDC n’ont pas de secrets pour Léonie, déjà candidate malheureuse à la députation provinciale de 2006.

Ainsi, lors de élections de 2011 elle fera le choix, non pas de revivre la même expérience, mais plutôt de rejoindre la CENI en tant qu’observatrice électorale. Un rôle qu’elle assumera parfaitement durant les élections de 2011, après son accréditation par la CENI, et une semi accréditation de l’organisation BRIDGE (Building Resources in Democracy, Governance and Elections).
Une expérience de plus qui pèsera sur le choix et la conduite à tenir par Léonie Kandolo lors du dernier processus électoral en RDC.

Désormais active dans le combat pour l’avènement de l’alternance démocratique, de l’état de droit et le retour à l’ordre constitutionnel, Léonie Kandolo est corédactrice et membre du Comité directeur du « Manifeste du citoyen congolais ESILI », un engagement d’éminentes personnalités de la société civile en vue d’instaurer un nouveau système de bonne gouvernance et d’organisation des élections démocratiques et transparentes, dans un climat apaisé.

Son activiste l’a poussé à ne pas rester indifférente à l’appel des évêques congolais, lancé le 23 juin 2017 autour du thème « Le Congo va très mal, peuple congolais levez-vous », un sursaut patriotique qui changera tous sur la vie de cette activiste des droits de l’homme.

Au finale, Léonie Kandolo a passé une année et 23 jours en clandestinité et privée de sa liberté, en tant que membre et porte-parole du Comité Laïc de Coordination (CLC).
Dans cette clandestinité, le CLC a réussi quand même a organiser de grandes marches à Kinshasa, à travers tout le pays et dans la diaspora pour la tenue effective des élections et l’avènement d’une alternance démocratique en RDC.

Au-delà de son activisme, Léonie Kandolo a eu le privilège de travailler avec l’institution comme la Banque Mondiale, où elle y avait apporté son expertise dans les domaines du genre, éducation et même de la gouvernance/redevabilité sociale.

Yvette Ditshima.

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